Compétence 1 – Élaborer le diagnostic infirmier et identifier les interventions adaptées.
Compétence 2 – Définir et co-construire les interventions adaptées dans le respect de l’éthique et de la déontologie.
Arrêté du 20 février 2026 relatif au diplôme d’État d’infirmier, Journal officiel de la République française du 25 février 2026 sur legifrance.gouv.fr
Mis à jour le 21/08/2026
La formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier évolue à partir de la rentrée de septembre 2026. Un nouveau référentiel remplace celui de 2009 pour les étudiants entrant en formation à compter de septembre 2026 et redéfinit l’organisation des enseignements, les compétences à acquérir, les stages et les modalités d’évaluation des étudiants infirmiers.
Nouvelles unités d’enseignement, 5 domaines de compétences, cadre de consolidation, évolution de la formation clinique, place renforcée de la recherche, du numérique en santé ou encore de la prévention… les changements sont nombreux.
Mais concrètement, qu’est-ce qui change pour les étudiants en IFSI ? Comment seront organisées les trois années de formation ? Quelles seront les nouvelles UE ? Comment fonctionneront les stages ? Qu’adviendra-t-il du mémoire de fin d’études ?
Dans cet article, je vous propose de décrypter simplement et concrètement le nouveau référentiel infirmier 2026, à partir du texte officiel, pour permettre aux étudiants comme aux formateurs d’en comprendre les principaux changements.
Le nouveau référentiel conserve une formation en trois ans, mais fait évoluer son organisation, ses enseignements et l’acquisition des compétences. Voici les principaux chiffres à retenir.
Sur l’ensemble des trois années, le parcours de formation représente 4 620 heures, réparties entre :
À ce volume peut s’ajouter du travail personnel complémentaire. La charge totale de travail de l’étudiant est ainsi estimée entre 4 620 et 5 400 heures sur les trois années.
La formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier reste organisée sur 3 années, soit 6 semestres de 20 semaines chacun. Chaque semestre permet l’acquisition de 30 ECTS, pour atteindre les 180 ECTS nécessaires à l’obtention du diplôme.
La formation repose sur une alternance entre enseignements et formation clinique. Les périodes à l’IFSI permettent d’acquérir et de mobiliser des connaissances théoriques et pratiques, tandis que les stages permettent de les confronter progressivement aux situations professionnelles rencontrées sur le terrain.
Les enseignements peuvent prendre différentes formes : cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques, simulation en santé, travaux individuels ou collectifs, enseignements numériques ou encore temps d’appropriation des connaissances en autonomie.
Mais le nouveau référentiel introduit surtout une organisation qu’il est important de comprendre : la formation associe désormais un cadre national et un cadre de consolidation.
Le cadre national constitue le socle commun de la formation infirmière. Il garantit que tous les étudiants acquièrent les connaissances et les compétences indispensables à l’exercice de la profession, quel que soit leur IFSI.
Il représente 142 ECTS sur les 180 ECTS du cursus.
À partir du semestre 4, le référentiel introduit un cadre de consolidation, qui représente 38 ECTS. Il permet de personnaliser une partie du parcours en fonction notamment du projet professionnel de l’étudiant, des ressources du territoire et des priorités de santé.
Le diplôme d’État reste national et repose donc sur un socle commun à tous les étudiants, tout en permettant davantage de personnalisation dans la deuxième partie du cursus.
Le nouveau référentiel réorganise les enseignements autour de 5 grands domaines, identifiés de A à E. Chacun regroupe plusieurs unités d’enseignement (UE) et contribue à l’acquisition progressive des compétences nécessaires à l’exercice infirmier.
Cette nouvelle organisation permet de mieux articuler les connaissances théoriques, la pratique clinique, la prévention, le travail en équipe et la démarche scientifique.
Voici concrètement ce que les étudiants vont retrouver dans chacun de ces domaines.
Le domaine A pose les fondements de la pratique infirmière. Il permet notamment de développer le raisonnement et le jugement clinique, de mobiliser les concepts et théories en sciences infirmières et d’intégrer les dimensions législatives, déontologiques et éthiques dans la pratique professionnelle.
Il comprend deux unités d’enseignement :
🔗 UE A.1 – Fondements des sciences infirmières et raisonnement clinique
🔗 UE A.2 – Législation, déontologie, éthique
Le domaine B rassemble une grande partie des connaissances scientifiques et cliniques directement mobilisées dans les soins. Il permet notamment de comprendre le fonctionnement du corps humain, les processus pathologiques et les traitements, mais aussi d’acquérir les connaissances nécessaires à la réalisation des soins et des interventions infirmières.
Il comprend plusieurs unités d’enseignement :
🔗 UE B.1 – Sciences biomédicales
🔗 UE B.2 – Sciences humaines et sociales
🔗 UE B.3 – Pratiques et interventions infirmières
🔗 UE B.4 – Démarche qualité et gestion des risques
Le domaine C donne une place importante à la prévention et à la promotion de la santé, aussi bien à l’échelle individuelle que collective. Il aborde notamment la santé publique, la santé communautaire et populationnelle, l’éducation à la santé et l’éducation thérapeutique du patient, mais aussi les enjeux liés à la santé environnementale et au développement durable.
Il comprend deux unités d’enseignement :
🔗 UE C.1 – Santé publique, promotion de la santé et prévention, éducation thérapeutique
🔗 UE C.2 – Santé environnementale et transition écologique
Le domaine D est consacré aux compétences relationnelles, à la communication professionnelle et au travail en équipe. Il aborde également la coordination des activités et des soins, le leadership, l’organisation d’une structure ainsi que l’accompagnement et la formation des pairs et des apprenants.
Il comprend trois unités d’enseignement :
🔗 UE D.1 – Savoir-être, communication professionnelle et leadership
🔗 UE D.2 – Coordination des activités et des soins et gestion d’une structure
🔗 UE D.3 – Formation, développement des compétences et analyse des pratiques professionnelles
🔗 UE D.4 – Numérique en santé
Le domaine E développe les compétences scientifiques et méthodologiques nécessaires à la pratique infirmière. Il apprend notamment à rechercher, analyser et utiliser des données probantes, à accéder à la littérature scientifique, à construire des documents professionnels et à développer des méthodes de travail adaptées à la formation. Le référentiel y associe également les compétences linguistiques nécessaires pour accéder à la littérature scientifique en anglais et accompagner les personnes non francophones.
Il comprend trois unités d’enseignement :
🔗 UE E.1 – Recherche, méthodes, analyse critique et données probantes
🔗 UE E.2 – Langue vivante étrangère
🔗 UE E.3 – Méthodes de travail et aide à la réussite
Le nouveau référentiel ne modifie pas uniquement les enseignements : il redéfinit également les compétences attendues à l’issue de la formation.
Le diplôme d’État d’infirmier repose désormais sur 13 compétences, organisées en 5 domaines de compétences. Leur acquisition est progressive au cours des trois années et s’appuie à la fois sur les enseignements théoriques et pratiques et sur les apprentissages réalisés en formation clinique.
Ces compétences traduisent l’évolution de l’exercice infirmier : raisonnement clinique, soins et prescriptions relevant du champ infirmier, prévention, coordination, formation des pairs ou encore utilisation des données scientifiques font désormais partie des attendus explicitement définis par le référentiel.
Les formulations ci-dessous sont volontairement synthétisées pour faciliter la lecture. Les intitulés complets des compétences sont définis dans le référentiel officiel.
Compétence 1 – Élaborer le diagnostic infirmier et identifier les interventions adaptées.
Compétence 2 – Définir et co-construire les interventions adaptées dans le respect de l’éthique et de la déontologie.
Compétence 3 – Réaliser des soins de dépistage, préventifs, diagnostiques, thérapeutiques et palliatifs.
Compétence 4 – Prescrire des produits de santé et des examens complémentaires dans le domaine des soins infirmiers.
Compétence 5 – Concevoir et conduire des démarches de promotion et d’éducation à la santé.
Compétence 6 – Concevoir et conduire des démarches d’éducation thérapeutique, de prévention, de dépistage et de repérage.
Compétence 7 – Concevoir et promouvoir des actions autour des enjeux environnementaux et des pratiques écoresponsables.
Compétence 8 – Gérer ou organiser une structure d’exercice individuel ou collectif.
Compétence 9 – Organiser et coordonner les activités de soins et assurer la transmission des informations.
Compétence 10 – Accompagner et former les pairs, les apprenants et les autres professionnels.
Compétence 11 – Mettre en œuvre une démarche d’amélioration continue des soins et de sa pratique professionnelle.
Compétence 12 – Analyser des données scientifiques et professionnelles pour optimiser sa pratique.
Compétence 13 – Formaliser des documents professionnels dans une démarche scientifique d’amélioration continue.
Le cadre de consolidation constitue l’une des principales nouveautés du référentiel 2026. Il permet de personnaliser et d’enrichir une partie du parcours de formation en fonction du projet professionnel de l’étudiant, des ressources disponibles au sein de l’établissement de formation et des opportunités offertes par le territoire.
Il ne remet pas en cause le caractère national du diplôme : tous les étudiants continuent d’acquérir un socle commun de connaissances et de compétences. Le cadre de consolidation permet plutôt d’approfondir certains apprentissages dans des contextes ciblés, en articulant enseignements théoriques, pratiques et cliniques.
La personnalisation du parcours peut débuter à partir du semestre 4. Le dispositif doit toutefois être présenté aux étudiants dès le début de la formation et, au plus tard, au début du semestre 3.
L’étudiant est acteur de cette orientation : son affectation repose sur une motivation documentée, qui peut notamment prendre la forme d’un dossier argumenté, d’un classement de choix ou d’un autre élément permettant de justifier son souhait au regard de son projet professionnel.
Chaque groupement doit proposer au moins deux thématiques, en lien avec des secteurs d’exercice prioritaires ou en tension.
Le référentiel cite notamment :
Il s’agit d’exemples : les possibilités peuvent donc varier selon les territoires et l’offre de formation proposée localement.
Le cadre de consolidation comprend 3 ECTS d’unités d’enseignement libres, répartis dans les domaines C, D et E à raison de 1 ECTS par domaine.
Ces UE permettent à l’étudiant de diversifier son parcours, d’explorer des thématiques transversales et éventuellement de préparer une poursuite d’études. Elles peuvent être choisies dans l’offre des universités partenaires ou être co-construites par les instituts de formation et les universités.
Le cadre de consolidation comprend également 10 semaines de formation clinique, soit 10 ECTS, à partir du semestre 4. Il peut concerner l’ensemble des typologies de stages et permet notamment d’explorer des lieux d’exercice en lien avec le projet professionnel de l’étudiant.
Ces stages de consolidation s’intègrent dans les 66 semaines de formation clinique prévues sur l’ensemble du cursus : il ne s’agit donc pas de 10 semaines de stage supplémentaires.
La formation en milieu professionnel reste au cœur du cursus infirmier et représente désormais 66 semaines de stage sur les trois années de formation, soit 66 ECTS.
Ces périodes de formation clinique permettent l’acquisition progressive des compétences dans différents contextes de soins. Le nouveau référentiel insiste sur la progressivité du parcours, la diversification des expériences professionnelles et l’articulation entre les enseignements théoriques, pratiques et cliniques.
Les 66 semaines de formation clinique sont réparties de manière progressive au cours des trois années :
Une semaine de stage correspond à 35 heures et à 1 ECTS. Elle inclut 5 heures consacrées à l’appropriation des connaissances dans une démarche réflexive sur le lieu de stage et, le cas échéant, à des activités de simulation en santé.
Le nouveau référentiel organise les périodes de formation clinique autour de 4 typologies de stage, afin de permettre aux étudiants de découvrir des situations de soins, des populations et des environnements professionnels variés.
Les quatre typologies sont :
Typologie 1 – Soins en phase aiguë
Prise en soins d’une personne ou d’un groupe de personnes, à tout âge de la vie, présentant une altération de l’état de santé physique ou psychique en phase aiguë.
Typologie 2 – Soins en situation stabilisée
Prise en soins d’une personne ou d’un groupe de personnes, à tout âge de la vie, présentant une altération de l’état de santé physique ou psychique stabilisée.
Typologie 3 – Soins primaires et maintien de la santé
Accompagnement d’une personne ou d’un groupe de personnes dans le maintien ou l’amélioration de son état de santé, au sein d’une équipe de soins primaires contribuant à l’offre de soins de premier recours.
Typologie 4 – Vulnérabilité, handicap, dépendance et exclusion sociale
Accompagnement d’une personne ou d’un groupe de personnes en situation de vulnérabilité liée à des problèmes de santé, au handicap, à la dépendance ou à l’exclusion sociale.
Au cours de sa formation, chaque étudiant doit réaliser au moins une période de formation clinique dans chacune des quatre typologies, avec une durée minimale de 5 semaines par typologie. Une alternance entre les différentes typologies est recherchée tout au long du cursus afin de diversifier les situations cliniques et les modes de prise en soins rencontrés.
Les stages peuvent par ailleurs être réalisés dans des environnements très différents : établissements de santé publics ou privés, mais aussi en extrahospitalier, notamment en cabinet libéral, centre ou maison de santé, établissement ou service social et médico-social, SDIS, milieu pénitentiaire ou santé scolaire.
En première année, les typologies 1 et 4 sont à privilégier, afin de favoriser une professionnalisation progressive et de proposer des situations adaptées à l’apprentissage initial.
En première année, le référentiel prévoit des conditions particulières afin de favoriser une entrée progressive dans la formation clinique.
La durée quotidienne de stage est fixée à 7 heures, sans travail de nuit ni le week-end. Les typologies 1 et 4 sont à privilégier au cours de cette première année afin de favoriser une professionnalisation progressive et un rythme adapté aux apprentissages initiaux.
Le parcours de formation doit également permettre à chaque étudiant de réaliser :
→ au moins 5 semaines de stage en psychiatrie, de préférence auprès d’adultes, mais pouvant également être réalisées auprès d’enfants ou d’adolescents présentant des troubles psychiatriques ;
→ au moins 5 semaines en santé de l’enfant, auprès d’enfants malades ou pris en charge notamment en PMI/Maison des 1 000 jours, en pouponnière ou en santé scolaire. À défaut, le référentiel prévoit également la possibilité d’un stage en CMP, CMPP ou Maison des adolescents
Le nouveau référentiel renforce également la place de la simulation en santé pendant la formation clinique. Des séances de simulation peuvent être réalisées en amont ou en prolongement de l’expérience clinique afin de renforcer les apprentissages.
La simulation peut notamment être réalisée directement dans les structures d’accueil en stage, afin de travailler à partir de l’environnement réel de soins et de favoriser l’intégration en milieu professionnel. Cette simulation in situ est possible dans la limite de 10 % du volume total des enseignements cliniques.
Parmi les 66 semaines de formation clinique, 10 semaines à partir du semestre 4 relèvent du cadre de consolidation. Elles participent à la personnalisation du parcours que nous avons détaillée précédemment.
La réforme 2026 ne modifie pas seulement l’organisation des unités d’enseignement. Elle fait également évoluer les méthodes pédagogiques et les thématiques intégrées à la formation, afin de mieux préparer les étudiants aux réalités actuelles de l’exercice infirmier.
Le référentiel privilégie une approche progressive par compétences, associant connaissances théoriques, situations cliniques contextualisées, simulation, tutorat en stage et accompagnement pédagogique personnalisé.
La simulation en santé occupe une place importante dans le nouveau référentiel. Elle peut être mobilisée dans les enseignements théoriques et pratiques mais également, comme nous l’avons vu précédemment, au cours de la formation clinique.
Elle permet notamment de travailler à partir de situations cliniques, de développer le raisonnement et les compétences techniques, mais aussi les compétences relationnelles, la gestion des risques, les facteurs humains, la sécurité des soins et le travail interprofessionnel.
Le numérique en santé prend une place clairement identifiée dans la formation avec l’UE D.4 – Numérique en santé.
Les étudiants seront notamment formés à la cybersécurité, au dossier patient informatisé, au dossier médical partagé, aux outils de coordination, aux objets connectés, à la télésanté ou encore à l’évaluation des nouvelles technologies.
L’intelligence artificielle en santé fait également son entrée dans les contenus de formation, avec l’étude de ses concepts, de ses applications en santé et de ses enjeux.
La capacité à rechercher, analyser et utiliser des données scientifiques et professionnelles est renforcée tout au long du cursus.
L’étudiant apprend progressivement à rechercher des ressources documentaires, à exercer son esprit critique et à mobiliser les données probantes pour argumenter et améliorer sa pratique professionnelle.
Le référentiel intègre également davantage les grands enjeux contemporains de santé : prévention, santé publique, santé environnementale, transition écologique, changement climatique, antibiorésistance ou encore impact des nouvelles technologies sur la santé.
L’approche se veut également plus interprofessionnelle et intersectorielle, avec des projets et situations permettant aux étudiants de travailler avec d’autres professionnels et de mieux comprendre les enjeux de santé à l’échelle d’une population et d’un territoire.
Le travail en groupes interprofessionnels et les méthodes de pédagogie active sont régulièrement encouragés dans le nouveau référentiel.
L’objectif est de développer, dès la formation, la collaboration entre futurs professionnels de santé, la compréhension des rôles de chacun et la capacité à travailler collectivement autour de la prise en soins.
Le référentiel prévoit également que la participation de patients partenaires aux enseignements théoriques et pratiques puisse être favorisée, après validation du projet pédagogique par l’instance compétente.
Cette participation permet d’intégrer davantage l’expérience et le point de vue des personnes concernées dans la formation des futurs professionnels.
Un dispositif d’aide à la réussite est prévu afin d’accompagner l’évolution de chaque étudiant au cours de sa formation.
Il peut notamment comprendre un suivi pédagogique personnalisé, des séances de remédiation en petits groupes, des évaluations formatives régulières, un accompagnement à la construction du projet professionnel ainsi que des dispositifs de tutorat, de mentorat et de compagnonnage.
L’objectif est d’identifier les forces et les difficultés de l’étudiant et d’adapter son accompagnement tout au long de son parcours.
La réforme 2026 fait évoluer en profondeur le travail de recherche réalisé en fin de formation. Le mémoire de fin d’études tel qu’il existait dans l’ancien référentiel n’est plus prévu sous cette forme.
Il est remplacé par un travail intégré à l’UE E.1 « Recherche, méthodes, analyse critique et données probantes » : la réalisation d’une synthèse structurée écrite et orale d’une analyse critique de la littérature à partir d’une question clinique ou professionnelle. Ce travail représente 4 ECTS.
L’objectif reste de développer une véritable démarche scientifique, mais avec une place importante accordée à la recherche documentaire, à la lecture critique de la littérature et à l’utilisation des données probantes dans la pratique infirmière.
L’apprentissage de la recherche est progressif tout au long de la formation.
En 1re année, l’étudiant apprend notamment à rechercher et sélectionner des publications scientifiques et professionnelles à l’aide des différentes ressources documentaires nationales et internationales.
En 2e année, il apprend à rechercher et traiter les données contenues dans ces publications, notamment à travers la lecture critique.
En 3e année, il doit être capable de rechercher, analyser, synthétiser et utiliser les données probantes nécessaires à sa pratique professionnelle.
L’UE E.1 aborde notamment :
Le référentiel prévoit également un enseignement sur la mobilisation des outils d’intelligence artificielle dans la recherche, en abordant leur utilisation, les précautions d’usage et les enjeux éthiques.
L’évaluation prévue par le référentiel consiste en une synthèse structurée écrite et orale d’une analyse critique de la littérature, construite à partir d’une question clinique ou professionnelle.
4 ECTS sont spécifiquement réservés à la production de ce travail. Ils comprennent le travail personnel de l’étudiant ainsi qu’un encadrement par un référent formé à la recherche.
La modalité précise de restitution est laissée au choix de l’équipe pédagogique. Le travail pourra être réalisé individuellement ou en petit groupe, y compris éventuellement en interfilières. Lorsqu’il est réalisé en groupe, celui-ci doit comprendre au maximum 3 étudiants, afin de permettre l’évaluation des compétences individuelles.
La formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier est organisée en 6 semestres, chacun correspondant à 30 ECTS, soit 180 ECTS au total.
La validation du cursus repose à la fois sur l’acquisition des unités d’enseignement, la validation des stages et l’acquisition progressive des compétences professionnelles. Le diplôme d’État infirmier s’acquiert par la validation des cinq domaines de compétences.
L’évaluation des connaissances et des compétences peut prendre la forme d’un contrôle continu, d’un examen terminalou d’une combinaison des deux.
Les modalités d’évaluation sont variées : épreuve écrite de connaissances, travail écrit ou oral de réflexion, analyse d’une situation clinique ou rencontrée en stage, mise en situation simulée, exposé oral individuel ou collectif, travail écrit argumenté présenté à l’oral ou encore participation active de l’étudiant.
Quatre actes et soins font par ailleurs l’objet d’une évaluation normative au cours de la formation :
Une unité d’enseignement est validée lorsque l’étudiant obtient une note au moins égale à 10/20, ou grâce au système de compensation prévu par le référentiel.
La compensation peut s’effectuer entre les UE d’un même semestre et d’un même domaine, à l’exception du domaine consacré à la démarche scientifique, à l’initiation à la recherche et à la méthodologie. Seules les notes au moins égales à 9/20 peuvent bénéficier de cette compensation, en tenant compte des coefficients attribués aux UE.
La validation d’une UE entraîne l’acquisition des ECTS correspondants. Pour valider un semestre, l’étudiant doit avoir validé l’ensemble des UE qui le composent : il acquiert alors 30 ECTS capitalisables.
Chaque semestre comporte deux sessions d’examen. La deuxième session permet le rattrapage des deux semestres précédents.
Lorsqu’une UE a été présentée lors des deux sessions, la meilleure des deux notes est conservée. En cas d’absence à une première épreuve, l’étudiant peut se présenter à la deuxième session. Une seconde absence entraîne la non-validation de l’UE concernée.
L’acquisition d’une compétence repose sur deux conditions cumulatives :
À chaque stage, la progression de l’étudiant et son niveau d’acquisition des compétences sont évalués. Le portfolio reste un outil de suivi : le référent pédagogique prend en compte les éléments qui y figurent ainsi que l’évaluation du tuteur pour proposer la validation du stage au jury semestriel.
Pour pouvoir valider un stage, la présence effective de l’étudiant doit être au minimum de 80 %. En cas de non-validation, un nouveau stage doit être réalisé dans la même typologie.
Le passage dans l’année supérieure est possible lorsque l’étudiant :
→ valide les deux semestres de l’année ;
OU
→ obtient au moins 51 ECTS sur les 60 ECTS de l’année.
Une condition supplémentaire s’applique pour l’entrée en 3e année : les semestres 1 et 2 doivent obligatoirement être validés.
Un étudiant ayant obtenu entre 30 et 50 ECTS au cours de l’année est admis à redoubler. Le jury semestriel peut néanmoins l’autoriser à suivre certaines UE de l’année supérieure.
Avec moins de 30 ECTS, le redoublement n’est pas automatique : il peut être autorisé par le jury semestriel après avis de l’instance compétente.
Lors d’un redoublement, les ECTS déjà acquis sont conservés et l’étudiant ne se réinscrit que dans les UE qu’il n’a pas validées. Si ses crédits de stage ont déjà été acquis, il réalise un stage complémentaire visant à maintenir l’acquisition de ses compétences.
Pour être présenté au jury du diplôme d’État, l’étudiant doit avoir validé les cinq premiers semestres, soit 150 ECTS, et avoir effectué l’ensemble des épreuves et des stages prévus pour la validation du semestre 6.
Le diplôme d’État infirmier est délivré lorsque l’étudiant remplit deux conditions cumulatives :
Le diplôme est désormais délivré par les universités accréditées, sur proposition du jury du diplôme d’État.
Le nouveau référentiel de formation infirmière entre en application à partir de la rentrée de septembre 2026. Il ne concerne donc pas de la même manière les nouveaux étudiants et ceux qui ont déjà commencé leur cursus sous le référentiel de 2009.
Le nouveau référentiel de formation infirmière entre en application à partir de la rentrée de septembre 2026. Il ne concerne donc pas de la même manière les nouveaux étudiants et ceux qui ont déjà commencé leur cursus sous le référentiel de 2009.
Les étudiants ayant commencé leurs études avant septembre 2026 poursuivent leur cursus selon les dispositions du référentiel de 2009.
Il y aura donc, pendant une période transitoire, deux référentiels de formation qui coexisteront dans les IFSI : l’ancien pour les promotions ayant débuté avant septembre 2026 et le nouveau pour les étudiants entrant en formation à partir de cette date.
Une disposition transitoire est prévue pour les étudiants ayant commencé leur cursus sous le référentiel de 2009 et se trouvant en situation de redoublement, de césure ou de reprise d’études après une interruption de formation.
Leur situation sera examinée par l’instance compétente afin de déterminer leur intégration dans le cursus défini par le nouveau référentiel. Il n’existe donc pas une règle unique applicable automatiquement à toutes ces situations.
L’arrêté du 31 juillet 2009, qui encadrait jusqu’à présent la formation conduisant au diplôme d’État infirmier, sera abrogé le 30 juin 2030.
La réforme 2026 fait évoluer en profondeur la formation conduisant au diplôme d’État infirmier, tout en conservant ses grands fondamentaux : une formation en 3 ans, organisée en 6 semestres, associant enseignements théoriques, pratiques et formation clinique pour un total de 180 ECTS.
Le nouveau référentiel s’organise autour de 5 domaines d’enseignement et 13 compétences professionnelles. Il renforce notamment la place de la simulation en santé, du numérique, des données probantes, de l’interprofessionnalité et des enjeux contemporains de santé.
Parmi les évolutions majeures figurent également les 66 semaines de formation clinique, le cadre de consolidation à partir du semestre 4, qui permet de personnaliser une partie du parcours, et l’évolution du travail de recherche de fin de formation.
Cette réforme s’appliquera aux étudiants qui entreront en IFSI à partir de septembre 2026. Les promotions ayant débuté leur formation auparavant restent, sauf situations transitoires particulières, soumises au référentiel de 2009.