Mis à jour le 14/07/2026
Les précautions d’hygiène permettent de prévenir la transmission des agents infectieux entre les patients, les professionnels de santé et l’environnement.
Elles reposent sur :
Les précautions standard constituent le socle de la prévention du risque infectieux.
Elles s’appliquent :
L’hygiène des mains est essentielle pour prévenir la transmission croisée des micro-organismes.
La friction hydroalcoolique (FHA) est la technique de référence lorsque les mains sont visiblement propres et sèches.
Le lavage à l’eau et au savon est notamment réalisé lorsque les mains sont visiblement souillées ou mouillées et dans certaines situations particulières (ex. : Clostridioides difficile, gale).
Les gants sont portés en cas de :
Les gants sont enfilés juste avant le soin et retirés immédiatement après.
Le port de gants ne remplace jamais l’hygiène des mains.
Les équipements de protection individuelle sont adaptés au risque d’exposition.
Tablier imperméable à usage unique
→ soin mouillant ou souillant ;
→ contact avec le patient ou son environnement dans certaines précautions complémentaires contact.
Surblouse à manches longues
→ risque d’exposition importante aux liquides biologiques ;
→ certaines situations infectieuses nécessitant une protection des bras et de la tenue.
Masque et protection oculaire
→ risque de projection ou d’aérosolisation de sang ou de liquide biologique vers le visage.
Pour prévenir les accidents d’exposition au sang (AES) :
En cas d’AES :
Les précautions standard concernent également :
Les précautions complémentaires sont mises en place en complément des précautions standard lorsqu’un patient est suspect ou atteint d’une infection nécessitant des mesures supplémentaires pour limiter sa transmission.
Elles sont adaptées :
La mise en place des précautions doit être signalée, tracée et réévaluée selon les protocoles en vigueur.
Les précautions complémentaires contact visent à prévenir la transmission des micro-organismes par contact direct ou indirect avec le patient ou son environnement.
Le port de gants n’est pas systématique du seul fait de la mise en place de précautions complémentaires contact. Il dépend du risque d’exposition et de l’agent infectieux en cause. Certaines situations nécessitent des mesures spécifiques (ex. : gale, infection à Clostridioides difficile).
Les précautions complémentaires respiratoires visent à prévenir la transmission des agents infectieux émis par les voies respiratoires.
Le risque de transmission dépend notamment :
Masque à usage médical
→ limite l’émission et l’inhalation de particules respiratoires dans certaines situations à risque.
Appareil de protection respiratoire de type FFP2
→ utilisé lorsque le risque de transmission respiratoire est plus élevé, notamment selon l’agent infectieux et lors de certains gestes générant des aérosols.
Exemples de pathologies nécessitant des précautions respiratoires :
Les mesures précises sont adaptées au micro-organisme et au niveau d’exposition selon les recommandations et protocoles en vigueur.
Certaines personnes présentant une immunodépression sévère nécessitent des mesures visant à réduire leur exposition aux agents infectieux présents dans l’environnement.
Ces mesures concernent notamment certaines situations d’immunodépression profonde ou de greffe.
Elles peuvent comprendre :
Les mesures sont définies en fonction du niveau d’immunodépression et du risque infectieux du patient.