Mis à jour le 09/08/2026
L’habillage professionnel participe à la prévention des infections associées aux soins (IAS) et à la protection des professionnels et des personnes soignées.
Au cours des soins, des micro-organismes peuvent être transmis :
La transmission croisée correspond à la transmission de micro-organismes d’une personne à une autre, directement ou indirectement, notamment par les mains, le matériel ou l’environnement.
La prévention du risque infectieux repose notamment sur :
La tenue professionnelle constitue la tenue habituelle portée pendant l’activité professionnelle.
Les EPI sont ajoutés temporairement lorsqu’une situation expose le professionnel à un risque : contact avec du sang ou des liquides biologiques, projections, exposition respiratoire, produits dangereux…
Les EPI complètent la tenue professionnelle : ils ne la remplacent pas.
Certaines règles permettent de limiter la contamination et surtout de garantir une hygiène des mains efficace.
Une hygiène corporelle quotidienne est indispensable.
Les cheveux doivent être propres et attachés s’ils sont longs, afin d’éviter leur contact avec le patient, le matériel ou une zone de soin.
Pendant les soins :
Les bijoux, faux ongles ou ongles longs peuvent favoriser la persistance de micro-organismes et/ou gêner la réalisation correcte de l’hygiène des mains.
Avant-bras dégagés = manches courtes + absence de montre et de bijoux aux poignets.
L’hygiène des mains doit être réalisée aux moments indiqués au cours des soins. Elle reste indispensable, y compris lorsqu’un port de gants est prévu.
La tenue professionnelle remplace les vêtements de ville pendant l’activité de soins.
Selon l’établissement et le secteur, elle comprend généralement :
Elle permet :
La tenue professionnelle est revêtue dans le vestiaire, avant la prise de poste.
Elle doit être :
Lorsque son entretien est organisé par l’établissement, la tenue ne doit pas être rapportée au domicile pour être lavée.
Les poches doivent contenir uniquement le matériel nécessaire à l’activité.
Les objets fréquemment manipulés peuvent être contaminés et participer à la transmission de micro-organismes.
Il faut donc limiter :
Le matériel réutilisable doit être entretenu selon les procédures adaptées.
La tenue professionnelle n’est pas un équipement de protection individuelle.
Elle ne suffit pas lorsqu’il existe un risque de projection ou de contact avec du sang, des liquides biologiques ou d’autres produits potentiellement dangereux.
Les chaussures doivent être adaptées à l’activité et aux risques du secteur.
Leur choix prend notamment en compte :
Sécurité – stabilité – confort – hygiène – ergonomie
Elles doivent être :
Elles doivent être entretenues régulièrement et nettoyées rapidement en cas de souillure.
Certains secteurs peuvent imposer des chaussures dédiées et des modalités particulières d’entretien.
Un équipement de protection individuelle (EPI) est un équipement destiné à protéger le professionnel contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ou sa sécurité.
Dans les soins, les EPI permettent notamment de protéger contre :
Les principaux équipements rencontrés dans les soins sont :
Le masque chirurgical peut également participer à la protection du professionnel contre certaines projections et à la prévention de la transmission respiratoire selon la situation.
Avant chaque soin, le professionnel doit réaliser une évaluation du risque.
Il doit se demander :
Le choix des EPI dépend du risque lié au soin et à la situation, et pas uniquement du diagnostic du patient.
Un patient ne nécessite donc pas automatiquement le port de gants parce qu’il est porteur d’une infection.
| EPI | Protège | Quand ? | Exemple |
| Gants à usage unique | Mains | Risque de contact avec sang, liquide biologique, muqueuse ou peau lésée | Prélèvement sanguin |
| Tablier plastique | Tenue | Soin mouillant ou souillant, risque de projection sur la tenue | Toilette, change |
| Surblouse | Tenue et peau | Exposition plus importante ou selon certaines précautions complémentaires | Soin avec risque de projection |
| Lunettes / visière | Yeux +/- visage | Risque de projection sur le visage | Soin avec risque de projection |
| Masque chirurgical | Nez et bouche +/- environnement | Risque de projection / gouttelettes ou selon l’indication | Certaines situations de soins ou précautions complémentaires |
| FFP2 | Voies respiratoires | Risque de transmission par voie aérienne ou certaines situations exposant aux aérosols | Précautions air |
Les gants sont mis juste avant le geste qui nécessite leur utilisation et retirés dès la fin du geste.
Ils doivent être changés :
Les gants de soins à usage unique ne sont ni lavés, ni désinfectés, ni réutilisés.
Le port de gants ne remplace jamais l’hygiène des mains.
Les gants peuvent eux-mêmes devenir contaminés. Après un soin, il ne faut donc pas conserver les mêmes gants pour :
Porter des gants lorsqu’ils ne sont pas indiqués n’améliore pas la sécurité et peut favoriser la contamination de l’environnement.
Un EPI n’est efficace que s’il est adapté au risque, correctement utilisé et correctement retiré.
Le professionnel doit :
Il faut :
La surface externe d’un EPI utilisé doit être considérée comme potentiellement contaminée.
Lors du retrait :
Une hygiène des mains est réalisée après le retrait des EPI.
Un EPI peut donc protéger pendant le soin mais devenir une source de contamination s’il est mal utilisé ou mal retiré.
Les précautions standard constituent le socle de la prévention du risque infectieux et s’appliquent à tous les patients.
Dans certaines situations, elles sont complétées par des précautions complémentaires adaptées au mode de transmission :
Les EPI nécessaires sont alors adaptés au mode de transmission et au soin réalisé.
Le bloc opératoire constitue un environnement maîtrisé avec des règles d’habillage spécifiques.
Selon les zones et l’activité, la tenue peut comprendre :
Pour les professionnels participant directement au champ opératoire, une préparation chirurgicale des mains, une casaque stérile et des gants stériles sont notamment nécessaires.
Les modalités précises d’habillage et de circulation dépendent des procédures du bloc opératoire.
Certains soins exposent à d’autres risques, notamment chimiques : manipulation de certains médicaments, produits désinfectants ou substances dangereuses.
Les EPI doivent alors être choisis spécifiquement en fonction du produit et du niveau d’exposition.