Anatomie & physiologie en fiches, Anne Muller, 2025, Elsevier Masson
Cours IFSI
L’anatomie et la physiologie pour les infirmier(e)s, Sophie Dupont, 2024, Elsevier Masson
L’essentiel de l’anatomie et de la physiologie, Ian Peate, 2024, De Boeck Supérieur
Physiology, Pulmonary Ventilation and Perfusion, Kyle A, 2023
Présentation du système respiratoire sur msdmanuals.com
Mis à jour le 12/07/2026
Le système respiratoire regroupe les organes permettant la circulation de l’air et les échanges gazeux entre l’organisme et le milieu extérieur.
Il comprend :
Sa fonction principale est d’assurer :
Le système respiratoire participe également :
Le système respiratoire est divisé en voies aériennes supérieures et inférieures.
Elles comprennent : le nez et les cavités nasales, le pharynx, le larynx. Elles assurent notamment :
Les cavités nasales sont deux espaces creusés dans le massif facial et séparés par le septum nasal.
La muqueuse nasale est vascularisée et partiellement tapissée d’un épithélium cilié. Les poils, le mucus et les cils permettent de piéger puis d’évacuer une partie des particules inhalées.
Le déplacement du mucus vers le pharynx par les cils constitue la clairance mucociliaire.
Le pharynx est un conduit commun aux voies respiratoires et digestives. Il constitue un carrefour aérodigestif.
Il comprend :
Le larynx relie le pharynx à la trachée.
Il est constitué de plusieurs cartilages, dont :
Il assure trois fonctions principales :
Elles comprennent :
On distingue deux zones fonctionnelles :
La trachée est un conduit situé entre le larynx et les bronches principales.
Elle mesure environ 10 à 12 cm chez l’adulte et se trouve en avant de l’œsophage.
Sa paroi est renforcée par des anneaux cartilagineux incomplets en forme de C, qui maintiennent les voies aériennes ouvertes.
La trachée se divise au niveau de la carène en :
La bronche principale droite est plus courte, plus large et plus verticale que la bronche principale gauche. Un corps étranger inhalé se dirige donc plus fréquemment vers l’arbre bronchique droit.
Les voies aériennes se ramifient progressivement : bronches principales → bronches lobaires → bronches segmentaires → bronchioles → bronchioles terminales → bronchioles respiratoires → conduits alvéolaires → alvéoles pulmonaires.
Les bronchioles ne possèdent pas de cartilage. Leur paroi contient des fibres musculaires lisses capables de modifier leur diamètre.
Les poumons sont situés dans la cage thoracique, de part et d’autre du médiastin et au-dessus du diaphragme.
Il possède trois lobes : supérieur, moyen, inférieur.
Il possède deux lobes : supérieur et inférieur.
Il est légèrement plus petit que le poumon droit en raison de la présence du cœur.
Sur la face médiale de chaque poumon se trouve le hile pulmonaire, zone de passage des éléments formant la racine du poumon :
Chaque poumon est entouré d’une membrane appelée plèvre, constituée de deux feuillets :
Entre les deux se trouve la cavité pleurale, contenant une faible quantité de liquide pleural. Ce liquide facilite le glissement des feuillets lors de la respiration.
La pression intrapleurale normalement négative contribue à maintenir les poumons déployés contre la paroi thoracique.
Les alvéoles pulmonaires sont de petites cavités remplies d’air situées à l’extrémité de l’arbre respiratoire. Elles sont entourées d’un réseau dense de capillaires pulmonaires.
Leur paroi comporte notamment :
Le surfactant pulmonaire est une substance qui tapisse la face interne des alvéoles.
Il diminue la tension superficielle et contribue :
La membrane alvéolo-capillaire sépare l’air alvéolaire du sang des capillaires pulmonaires.
Les échanges gazeux s’effectuent par diffusion passive, selon les différences de pression partielle :
Trois phénomènes sont indispensables à une hématose efficace :
La circulation pulmonaire, ou petite circulation, conduit le sang veineux vers les poumons afin qu’il soit oxygéné.
Le trajet est le suivant : ventricule droit → tronc pulmonaire → artères pulmonaires → capillaires pulmonaires → veines pulmonaires → oreillette gauche.
Les artères pulmonaires transportent un sang pauvre en O₂ et riche en CO₂.
Les veines pulmonaires transportent un sang riche en O₂.
Une artère se définit donc comme un vaisseau qui quitte le cœur, et une veine comme un vaisseau qui revient vers le cœur, indépendamment de l’oxygénation du sang.
La ventilation pulmonaire alterne deux phases : l’inspiration et l’expiration.
L’air se déplace toujours d’une zone de pression élevée vers une zone de pression plus faible.
Au repos, l’inspiration est un phénomène actif.
Le principal muscle inspiratoire est le diaphragme.
Lorsqu’il se contracte :
Les muscles intercostaux externes participent également à l’augmentation du volume thoracique.
Lors d’une inspiration forcée, des muscles accessoires peuvent être recrutés, notamment les muscles scalènes et sternocléidomastoïdiens.
Au repos, l’expiration est principalement passive.
Elle résulte :
Le volume thoracique diminue, la pression alvéolaire augmente et l’air sort des poumons.
Lors d’une expiration forcée, les muscles abdominaux et intercostaux internes sont sollicités.
Les volumes pulmonaires varient selon l’âge, le sexe, la taille et la morphologie. Les chiffres indiqués sont donc des valeurs moyennes.
Une partie de l’air reste dans les voies aériennes de conduction et ne participe pas aux échanges gazeux : c’est l’espace mort anatomique.
L’O₂ est transporté dans le sang sous deux formes :
La fixation de l’O₂ sur l’hémoglobine forme l’oxyhémoglobine.
La saturation en oxygène correspond au pourcentage de sites de fixation de l’hémoglobine occupés par l’O₂.
La libération de l’O₂ vers les tissus est favorisée notamment par :
Le CO₂ est transporté :
La réaction suivante, facilitée par l’anhydrase carbonique des globules rouges, participe au transport du CO₂ et à la régulation de l’équilibre acido-basique :
CO₂ + H₂O ⇌ H₂CO₃ ⇌ H⁺ + HCO₃⁻
Une diminution de la ventilation alvéolaire favorise l’accumulation de CO₂ et l’hypercapnie. Une augmentation de la ventilation alvéolaire favorise son élimination et peut entraîner une hypocapnie.
La ventilation est principalement contrôlée automatiquement par des réseaux nerveux situés dans le tronc cérébral, au niveau du bulbe rachidien et du pont.
Elle peut également être modulée volontairement, notamment lors de la parole, du chant ou d’une apnée volontaire.
Ils sont principalement sensibles aux variations de CO₂ par l’intermédiaire des modifications du pH du liquide cérébrospinal.
Une augmentation de la PaCO₂ stimule généralement la ventilation.
Ils sont situés notamment au niveau des corpuscules carotidiens et aortiques.
Ils sont sensibles :
Ils transmettent ces informations aux centres respiratoires afin d’adapter la fréquence et l’amplitude de la ventilation.