La rentrée en IFSI, c’est toujours un nouveau départ. Que tu entres en première, deuxième ou troisième année, c’est l’occasion de repartir sur de bonnes bases, de revoir ton organisation et, parfois, de laisser derrière toi quelques habitudes qui ne t’ont finalement pas beaucoup aidé l’année précédente.
Et pas besoin d’avoir acheté toute la papeterie du magasin, préparé tes futures fiches ou planifié tes révisions jusqu’en décembre pour être prêt ! Bien commencer son année, ce n’est pas chercher à tout anticiper. C’est surtout trouver progressivement une organisation et des méthodes de travail qui te correspondent.
Dans ce guide, je te partage des conseils concrets pour préparer ta rentrée, t’organiser, réviser plus efficacement, profiter pleinement de tes stages et choisir les bons outils de travail. On parlera aussi des erreurs dans lesquelles il est très facile de tomber… et de l’importance de garder du temps pour toi au milieu de tout ça.
Si tu entres en première année, tu trouveras des repères pour découvrir plus sereinement l’IFSI. Si tu arrives en deuxième ou troisième année, profite aussi de cette rentrée pour faire le point : qu’est-ce qui a bien fonctionné jusque-là ? Qu’est-ce que tu aimerais changer cette année ?
L’objectif n’est pas de te donner une organisation parfaite à reproduire. Elle n’existe pas. Pioche ce qui peut t’aider, teste, ajuste… et construis petit à petit la façon de travailler qui te convient vraiment.
Accède directement aux conseils qui te concernent.
À l’approche de la rentrée, on peut vite avoir envie de tout prévoir : acheter ses fournitures, commander plusieurs livres, choisir son organisation, préparer ses dossiers… voire commencer à réviser avant même d’avoir reçu son emploi du temps.
Pourtant, tu n’as pas besoin d’avoir tout anticipé pour bien commencer ton année en IFSI. Certaines consignes varient d’un institut à l’autre et tu découvriras aussi, au fil des premières semaines, ce dont tu as réellement besoin.
L’idée ? Préparer l’essentiel maintenant et ajuster le reste ensuite.
Pas besoin d’une liste de fournitures interminable. Commence avec ce qui te permettra simplement de prendre tes cours et de t’organiser : cahier ou feuilles, classeur si tu en utilises, stylos, surligneurs et éventuellement ordinateur ou tablette.
Papier ou numérique ? Il n’y a pas de bonne réponse. Certains étudiants retiennent mieux en écrivant à la main, d’autres apprécient de pouvoir classer, rechercher et compléter facilement leurs cours sur ordinateur. Tu peux aussi combiner les deux.
Ne choisis pas ton organisation parce qu’elle est jolie sur les réseaux : choisis-la parce qu’elle est pratique pour toi.
C’est probablement l’un des conseils les plus utiles : attends avant de faire de grosses dépenses.
Ton IFSI peut avoir ses propres consignes concernant le matériel, les ouvrages, les tenues ou certains outils numériques. Et surtout, tu vas rapidement découvrir ce que tu utilises vraiment.
Même chose pour les livres : inutile d’acheter dix ouvrages « au cas où ». Commence avec quelques ressources adaptées à tes besoins, puis complète progressivement si nécessaire.
Quelques minutes suffisent pour partir sur de bonnes bases. Crée un dossier pour ton année, puis un dossier par semestre et, si cela te convient, par domaine et unité d’enseignement.
Pense également à la sauvegarde. Un ordinateur qui tombe en panne à quelques jours des partiels avec tous les cours uniquement enregistrés dessus… c’est le genre d’expérience dont on peut très bien se passer ! Utilise un cloud, un disque externe ou une autre solution de sauvegarde régulière.
Si tu reprends en deuxième ou troisième année, profite-en aussi pour ranger les fichiers de l’année précédente. Tu n’as pas besoin de tout supprimer : certains cours te seront encore utiles en stage ou pour faire des liens avec de nouvelles notions.
Pas besoin d’avoir un bureau digne de Pinterest pour travailler efficacement. En revanche, avoir un endroit identifié où tu peux t’installer facilement peut vraiment t’aider à te mettre au travail sans perdre dix minutes à chercher tes affaires ou à débarrasser une table.
Si tu le peux, garde ton matériel de cours à portée de main et évite d’encombrer ton espace avec tout ce que tu n’utilises pas. Stylos, ordinateur, chargeur, feuilles ou fiches en cours : l’essentiel doit être facilement accessible.
Pense aussi au confort. Une chaise adaptée, un écran placé correctement et un éclairage suffisant sont particulièrement importants quand tu passes plusieurs heures à travailler.
Et si tu n’as pas de bureau chez toi, ce n’est absolument pas un problème. Bibliothèque universitaire, médiathèque, espace de travail de l’IFSI… ton espace de travail n’a pas forcément besoin d’être chez toi. L’important est surtout d’identifier un ou deux endroits où tu sais que tu arrives à te concentrer.
Enfin, essaie de distinguer autant que possible temps de travail et temps de repos. Travailler systématiquement dans ton lit, par exemple, n’est pas forcément la meilleure façon de créer cette séparation.
Le bon espace de travail ? Celui dans lequel tu peux t’installer rapidement, trouver facilement ce dont tu as besoin… et réellement te concentrer.
Dès que tu disposes de ton calendrier, commence par noter les éléments importants : périodes de cours, stages, vacances, évaluations déjà annoncées et travaux à rendre.
En revanche, inutile de programmer dès maintenant « révision de la pharmacologie de 18 h 30 à 19 h 15 » pour un mardi dans trois mois. Ton planning va bouger et ta charge de travail aussi.
Commence par avoir une vision globale de ton semestre. On verra ensuite comment construire une organisation hebdomadaire réellement tenable.
Tu n’as pas besoin de connaître tes cours avant d’arriver à l’IFSI. Si tu as envie de faire quelque chose avant la rentrée, profite surtout de tes derniers jours de vacances, règle les démarches administratives demandées par ton institut et prépare tranquillement ce dont tu auras besoin.
Tu auras largement le temps de découvrir les enseignements, le fonctionnement des stages, les évaluations et le rythme de la formation.
Tu n’as pas à arriver en sachant déjà être étudiant infirmier : tu vas justement apprendre à le devenir.
Une rentrée en IFSI ne se vit pas tout à fait de la même manière selon l’année dans laquelle tu entres. En première année, tout est nouveau et il faut trouver ses repères. En deuxième, tu peux t’appuyer sur une première année d’expérience pour consolider tes acquis et faire davantage de liens. En troisième, le diplôme se rapproche et la professionnalisation prend progressivement plus de place.
Alors plutôt que de te donner exactement les mêmes conseils, voici les priorités à garder en tête selon ton année.
Les premières semaines vont te demander de prendre beaucoup de nouveaux repères : fonctionnement de l’IFSI, enseignements, évaluations, stages, portfolio… Ne cherche pas à tout maîtriser immédiatement.
Tu connais maintenant le fonctionnement de la formation. Cette rentrée est donc l’occasion de regarder un peu dans le rétroviseur : qu’est-ce qui a bien fonctionné en première année ? Qu’est-ce qui t’a fait perdre du temps ?
Dernière année ! Le diplôme et ton futur exercice professionnel se rapprochent, mais tu restes encore en formation. Tu n’as pas besoin de tout savoir ni de savoir tout faire avant d’être diplômé.
Une bonne organisation ne consiste pas à remplir chaque case de son agenda. Elle doit surtout te permettre de savoir ce que tu as à faire, quand tu dois le faire et où retrouver tes informations sans y consacrer une énergie folle.
Et surtout, ton organisation n’a pas besoin d’être parfaite dès la première semaine. Mets en place une base simple, utilise-la quelque temps et ajuste ce qui ne fonctionne pas.
Dès que tu disposes de ton emploi du temps et de ton calendrier, reporte les grandes échéances : périodes de cours et de stage, évaluations, travaux à rendre, rendez-vous importants ou encore vacances.
Tu peux utiliser un agenda papier, le calendrier de ton téléphone, une application ou un planning affiché chez toi. Peu importe l’outil, tant que tu le consultes réellement.
Cette vue d’ensemble te permettra surtout d’anticiper. Si plusieurs évaluations ou travaux arrivent sur une même période, tu le verras suffisamment tôt pour éviter de tout découvrir quelques jours avant.
Entre les cours à revoir, les recherches à faire, les documents à envoyer, les objectifs de stage et les travaux de groupe, les petites choses à retenir peuvent rapidement s’accumuler.
Essaie de les regrouper au même endroit : une liste dans ton agenda, une application, un carnet… Évite surtout les tâches réparties entre trois post-it, tes notes de téléphone, un message que tu t’es envoyé et un coin de feuille !
Ensuite, distingue ce qui est urgent, ce qui est important et ce qui peut attendre. Tout n’a pas besoin d’être fait immédiatement.
Plutôt que de construire un planning extrêmement précis pour tout le semestre, prends quelques minutes au début ou à la fin de chaque semaine pour regarder ce qui t’attend.
Quels cours méritent d’être repris ? Quelle évaluation approche ? As-tu un travail à rendre ? Une démarche à effectuer ? Un stage à préparer ?
À partir de là, fixe-toi quelques priorités réalistes pour la semaine. Mieux vaut prévoir trois choses importantes et les faire que remplir un planning de quinze objectifs que tu abandonneras dès le mercredi.
Et garde volontairement un peu de marge : une semaine en IFSI ne se déroule pas toujours exactement comme prévu.
Tu n’as pas besoin de reprendre intégralement chaque cours le soir même. En revanche, essaie de ne pas attendre plusieurs semaines avant de découvrir que tu as des notions mal comprises, des documents jamais classés ou des cours incomplets.
Après une journée ou une semaine de cours, quelques actions peuvent suffire : ranger les documents, compléter ce qui manque, repérer les notions importantes et noter ce que tu n’as pas compris.
Le but n’est pas de tout apprendre immédiatement, mais de ne pas laisser s’installer une montagne à rattraper.
Ton rythme ne sera pas le même pendant une semaine de cours, avant des évaluations ou pendant un stage. Ton organisation doit pouvoir évoluer avec toi.
Si un système ne fonctionne pas, change-le. Si tu réalises qu’un planning très détaillé te prend plus de temps à construire qu’il ne t’en fait gagner, simplifie-le.
Et surtout, ne confonds pas organisation et productivité permanente. Une soirée libre n’est pas une case vide qu’il faut absolument remplir avec des révisions.
Pas besoin de tout planifier : commence simplement par poser les bases.
Stages, évaluations, travaux à rendre, rendez-vous et vacances.
Un seul endroit que je consulterai vraiment au quotidien.
Mes dossiers sont prêts et je sais où ranger chaque nouveau document.
Quelques minutes pour regarder les échéances et définir mes priorités.
Mon planning doit m’aider à m’organiser, pas devenir une contrainte supplémentaire.
Fiches, flashcards, cartes mentales, QCM, relecture des cours… Quand on commence à chercher comment réviser en IFSI, on peut vite avoir l’impression qu’il faudrait tout faire.
En réalité, aucun outil ne fait tout. Une carte mentale peut t’aider à organiser une notion, des flashcards à mémoriser certaines informations et des QCM à vérifier tes connaissances. Mais avant de choisir un outil, pose-toi une question toute simple : qu’est-ce que j’essaie de faire ?
Comprendre ? Mémoriser ? Synthétiser ? Vérifier ce que tu sais ? Selon ton objectif, ta façon de travailler ne sera pas la même.
Avant de chercher à retenir un cours, assure-toi d’en avoir compris les grandes idées. Essaie de reformuler une notion avec tes propres mots, de l’expliquer simplement ou de faire des liens avec ce que tu connais déjà.
Si quelque chose reste flou, c’est maintenant qu’il faut chercher l’information qui te manque : dans ton cours, un ouvrage, une ressource fiable ou en demandant une explication.
Apprendre par cœur une phrase que tu ne comprends pas peut donner l’impression de connaître son cours… jusqu’au moment où la question est formulée différemment.
Faire une fiche n’est pas une étape obligatoire après chaque cours.
Une fiche peut être très utile pour hiérarchiser les informations et retrouver rapidement l’essentiel. Une carte mentale peut davantage convenir lorsque tu veux visualiser des liens entre plusieurs notions.
Mais attention au piège : passer deux heures à recopier un cours de trente pages en quinze pages colorées n’est pas forcément deux heures de révision.
Ta synthèse doit te faire gagner du temps ensuite, pas devenir une fin en soi.
Relire plusieurs fois un cours peut donner une impression de familiarité : quand tu regardes la page, tout te semble connu. Mais connaître réellement une information, c’est aussi être capable de la retrouver sans avoir la réponse sous les yeux.
Ferme ton cours et essaie de restituer ce que tu viens d’apprendre. Pose-toi des questions. Explique la notion à voix haute. Utilise des flashcards lorsque le contenu s’y prête.
Tu peux te tromper, hésiter ou oublier. C’est justement l’intérêt de l’exercice : repérer ce que tu sais vraiment et ce qui mérite d’être retravaillé.
Plutôt que de revoir cinq fois une notion le même soir puis de ne plus y toucher pendant trois semaines, reviens-y à plusieurs reprises au fil du temps.
Il n’est pas nécessaire de suivre un calendrier compliqué avec des intervalles identiques pour chaque cours. Certaines notions seront acquises rapidement, d’autres auront besoin de revenir plus souvent.
Plus une notion te pose problème, plus tu peux la réactiver. À l’inverse, espace progressivement celles que tu maîtrises.
On reviendra justement sur cette organisation dans la partie suivante.
Les QCM, questions courtes, exercices, calculs de doses ou simplement une feuille blanche sur laquelle tu notes tout ce dont tu te souviens permettent de faire quelque chose de très important : passer de “je pense que je sais” à “je vérifie ce que je sais”.
Et ne regarde pas uniquement ton score. Une erreur est intéressante si tu prends le temps de comprendre pourquoi tu t’es trompé.
C’est aussi pour cela que faire des exercices uniquement la veille d’une évaluation est dommage : ils peuvent t’aider bien avant à identifier les points à reprendre.
Tu n’as pas besoin de tout utiliser. Choisis l’outil qui répond au besoin du moment.
Cours, explications, schémas, exemples et reformulation avec tes propres mots.
Fiches, tableaux comparatifs et cartes mentales pour organiser l’essentiel.
Questions-réponses, flashcards, restitution sans support et répétitions espacées.
Situations cliniques, cas concrets et liens entre pathologies, traitements et soins.
QCM, exercices, annales, calculs de doses et questions sans regarder le cours.
Tu peux donc utiliser plusieurs méthodes au cours d’une même révision : comprendre une notion avec ton cours, la synthétiser en quelques lignes, la revoir avec des flashcards puis vérifier tes connaissances avec des QCM. L’important n’est pas le nombre d’outils utilisés, mais ce que tu fais réellement avec eux.
Et varier les supports peut aussi permettre de rythmer une journée de révision. Passer plusieurs heures à construire une seule fiche peut vite devenir monotone et fatigant. Tu peux plutôt alterner les activités : reprendre un cours, faire quelques flashcards, t’entraîner avec des QCM, travailler un calcul de dose ou construire une carte mentale.
Changer de format au cours de la journée permet ainsi de varier les types d’effort et de garder une révision plus dynamique. À toi de trouver l’alternance qui te convient : là encore, il n’y a pas de programme parfait à reproduire.
Une journée de révision n’a pas besoin d’être une journée passée à faire des fiches. Varie les outils, les sujets et les façons de solliciter tes connaissances.
En IFSI, la quantité de connaissances à acquérir peut vite donner l’impression qu’il faudrait tout connaître parfaitement. Mais toutes les notions ne demandent pas le même niveau d’approfondissement au même moment.
Apprends à hiérarchiser : les notions fondamentales, celles que tu maîtrises mal, celles qui reviennent régulièrement et celles dont tu as besoin pour une évaluation ou un stage méritent davantage ton attention.
L’objectif n’est pas de tout savoir. Il est de savoir où concentrer tes efforts.
Avant une session de travail, demande-toi ce que tu veux avoir accompli à la fin.
« Réviser la cardiologie » est très vague. « Être capable d’expliquer le mécanisme de l’insuffisance cardiaque sans regarder mon cours » est beaucoup plus concret.
Même chose avec : « faire 15 QCM sur le système cardiovasculaire », « revoir mes erreurs de calculs de doses » ou « être capable de citer les principaux effets indésirables de ce traitement ».
Un objectif précis t’aide aussi à savoir quand t’arrêter.
Rester trois heures devant ses cours ne signifie pas forcément avoir travaillé trois heures.
Tu connais probablement le moment : tu relis la même phrase, tu prends ton téléphone toutes les cinq minutes ou tu continues mécaniquement à surligner sans vraiment réfléchir à ce que tu lis.
À ce moment-là, une pause peut être beaucoup plus utile que trente minutes supplémentaires devant ton cours. Bouge, prends l’air, mange, bois, fais autre chose quelques minutes puis vois si tu es capable de repartir.
Il y aura toujours quelque chose à réviser en IFSI. Si tu attends d’avoir « tout terminé » pour prendre du temps pour toi, tu risques d’attendre longtemps.
Fixe-toi aussi des limites. Une soirée, une activité sportive, un repas avec des amis ou simplement quelques heures sans penser à l’IFSI ne sont pas du temps perdu.
Ton organisation doit te permettre d’avancer dans ta formation, mais aussi d’être tenable pendant trois ans.
Les stages, ce n’est pas seulement l’endroit où tu vas apprendre à réaliser des soins. C’est aussi là que les connaissances vues en cours vont progressivement prendre du sens : une pathologie devient un patient que tu accompagnes, un traitement devient une surveillance à réaliser, un signe clinique devient quelque chose que tu peux réellement observer.
Et pour profiter d’un stage, pas besoin d’arriver le premier jour en connaissant tous les médicaments du service ou toutes les pathologies possibles. L’objectif est plutôt de préparer quelques bases, rester curieux et utiliser les situations rencontrées pour apprendre.
Lorsque tu connais ton lieu de stage, renseigne-toi sur le service : quels patients y sont accueillis ? Quelles sont les principales prises en charge ? Quels soins risques-tu de rencontrer ?
À partir de là, tu peux revoir quelques notions ciblées : une ou deux pathologies fréquentes, les grandes familles de médicaments que tu risques de rencontrer ou certains soins spécifiques au service.
Prépare également tes objectifs de stage en tenant compte de ton niveau, de tes expériences précédentes et du terrain qui va t’accueillir.
Et pense aux choses toutes simples qui peuvent éviter un stress inutile le premier matin : trajet, horaires, tenue, documents nécessaires, coordonnées du service…
Préparer son stage ne signifie pas tout apprendre avant d’y aller. Tu vas justement en stage pour apprendre.
Une situation que tu ne comprends pas ? Un médicament que tu ne connais pas ? Un résultat biologique inhabituel ? Note-le.
Tu peux ensuite chercher à comprendre : pourquoi ce patient reçoit-il ce traitement ? Que surveille-t-on ? Quel est le lien entre ses symptômes et sa pathologie ? Pourquoi réalise-t-on ce soin ?
Petit à petit, essaie de ne plus seulement te demander « comment je fais ? », mais aussi « pourquoi je le fais ? ».
C’est souvent de cette façon que les liens entre physiopathologie, pharmacologie, examens, soins et surveillance deviennent beaucoup plus évidents.
N’attends pas le bilan de mi-stage pour savoir comment tu progresses.
Tu peux régulièrement demander aux professionnels qui t’accompagnent : qu’est-ce qui est acquis ? Qu’est-ce que je peux améliorer ? Sur quoi est-ce que je devrais travailler maintenant ?
Un retour reçu suffisamment tôt te donne surtout la possibilité d’en faire quelque chose pendant le reste du stage.
Et si une difficulté apparaît, essaie de l’identifier précisément. « Je ne suis pas assez autonome » est difficile à travailler. « J’ai encore besoin d’aide pour organiser ma tournée » ou « je manque de connaissances sur les traitements de mes patients » donne déjà des pistes beaucoup plus concrètes.
Le portfolio ne devrait pas sortir uniquement au moment des bilans.
Prends régulièrement quelques minutes pour regarder les compétences travaillées, tes objectifs et ce qu’il te reste à découvrir. Tu peux ainsi orienter davantage ton stage vers ce dont tu as encore besoin.
Et surtout, regarde le chemin parcouru. Entre ton premier jour et ta dernière semaine, certaines choses qui te demandaient énormément de concentration sont probablement devenues beaucoup plus naturelles.
Avant de passer complètement au stage suivant, fais un petit bilan personnel.
Qu’est-ce que ce stage t’a appris ? Quelles situations t’ont marqué ? Quelles connaissances veux-tu encore approfondir ? Qu’aimerais-tu réutiliser lors d’un prochain stage ?
Pas besoin d’écrire dix pages. Quelques notes suffisent pour transformer une expérience passée en ressource pour la suite de ta formation.
Et évidemment, si tu conserves des notes issues de situations rencontrées en stage, elles ne doivent contenir aucune donnée permettant d’identifier un patient.
Même avec la meilleure organisation du monde, certaines habitudes peuvent finir par te faire perdre du temps… ou beaucoup d’énergie. Et le problème, c’est qu’elles partent souvent d’une bonne intention : vouloir avoir de belles fiches, travailler davantage, multiplier les ressources ou essayer de tout maîtriser.
Voici quelques pièges dans lesquels il est facile de tomber pendant ses études en IFSI — et surtout, ce que tu peux essayer de faire à la place.
Transformer systématiquement chaque cours en fiche peut prendre énormément de temps, parfois au détriment de la mémorisation et de l’entraînement.
À la place : fais une synthèse lorsqu’elle t’apporte réellement quelque chose et utilise aussi directement tes cours, des questions, des QCM ou des flashcards.
Un cours, trois livres, cinq sites, des vidéos, plusieurs applications… Avoir davantage de ressources ne signifie pas forcément mieux apprendre.
À la place : choisis quelques ressources que tu trouves claires et fiables, puis utilise-les vraiment avant d’en chercher de nouvelles.
Une longue journée devant tes cours n’est pas automatiquement une bonne journée de révision.
À la place : fixe-toi des objectifs précis et regarde davantage ce que tu as réellement travaillé que le nombre d’heures passées à ton bureau.
Untel révise déjà les partiels, une autre a terminé toutes ses fiches, quelqu’un semble tout savoir en stage… Tu ne vois qu’une petite partie de leur réalité.
À la place : regarde surtout ta propre progression. Tes méthodes, ton rythme et tes difficultés n’ont pas besoin d’être identiques à ceux des autres.
Une difficulté de compréhension, d’organisation, de stage ou simplement une période plus compliquée peut rapidement prendre de l’ampleur si tu restes seul avec.
À la place : parle-en suffisamment tôt à la personne adaptée : formateur, tuteur, professionnel qui t’encadre ou autre interlocuteur selon la difficulté rencontrée.
Tout comprendre immédiatement, réussir chaque évaluation, ne jamais se tromper en stage et toujours être parfaitement organisé : la barre peut vite devenir impossible à atteindre.
À la place : accepte d’apprendre progressivement. Tu es en formation pour développer tes connaissances et tes compétences, pas pour arriver en sachant déjà tout faire.
Tu n’as pas besoin de faire plus que tout le monde pour bien faire. Cherche surtout ce qui te permet d’apprendre, de progresser et de tenir dans la durée.
Les études infirmières peuvent être intenses. Entre les cours, les stages, les évaluations, les travaux à rendre et parfois les trajets ou un emploi à côté, certaines périodes seront forcément plus chargées que d’autres.
Dans ces moments-là, il peut être tentant de récupérer du temps là où il semble le plus facile d’en trouver : moins dormir, arrêter le sport, annuler ses sorties ou consacrer tous ses week-ends aux révisions.
Sur quelques jours, pourquoi pas. Mais sur trois années de formation, difficile de tenir comme ça.
Sport, séries, lecture, sorties, famille, amis, jeux vidéo, cuisine… peu importe ce qui te fait du bien : essaie de conserver des moments pendant lesquels tu n’es tout simplement pas étudiant infirmier.
Tu n’as pas besoin de « mériter » une soirée libre parce que tu as terminé toute ta liste de tâches. Comme on l’a vu plus haut, cette liste pourrait toujours être un peu plus longue.
Ces moments font partie de ton équilibre et ont donc toute leur place dans ton organisation.
Une soirée de révision qui déborde occasionnellement, ça arrive. Mais faire du sommeil la variable d’ajustement de ton planning chaque semaine est une autre histoire.
Quand tu es fatigué, se concentrer, apprendre et rester attentif devient aussi plus difficile. Et cela compte autant devant tes cours que pendant une journée de stage.
Une heure de sommeil en moins n’est pas automatiquement une heure de révision gagnée.
Il y aura des semaines où ton organisation fonctionnera parfaitement… et d’autres beaucoup moins.
Un stage fatigant, plusieurs évaluations rapprochées, des préoccupations personnelles ou simplement une période où tu as moins d’énergie peuvent modifier ton rythme.
Ça ne signifie pas que toute ton organisation est à jeter. Adapte tes priorités à la période que tu traverses, puis reprends progressivement ton rythme lorsque tu le peux.
Il y a une différence entre traverser une semaine compliquée et sentir que tu n’arrives plus à faire face.
Si la charge devient trop importante, si une situation en stage te met en difficulté ou si tu sens que tu as besoin d’aide, n’attends pas forcément que la situation s’aggrave pour en parler.
Selon ce que tu traverses, tu peux te tourner vers ton référent pédagogique, ton tuteur ou ton encadrement en stage, ton entourage, ou un professionnel adapté à ta situation.
Demander de l’aide fait aussi partie des ressources que tu peux mobiliser pendant ta formation.
Tu es étudiant infirmier, mais tu n’es pas uniquement étudiant infirmier. Ta formation doit trouver sa place dans ta vie sans finir par occuper toute la place.
Tu l’auras compris tout au long de cet article : tu n’as pas besoin d’utiliser tous les outils disponibles pour bien travailler. L’idée est plutôt de choisir une ressource en fonction de ce dont tu as besoin à ce moment-là.
C’est aussi dans cet esprit que je construis Fiches IDE : te proposer plusieurs façons de travailler une même notion, pour que tu puisses piocher dans les ressources qui te sont réellement utiles.
Besoin de reprendre un cours, de visualiser une notion autrement, de vérifier tes connaissances ou de t’entraîner avant une évaluation ? Voici où chercher.
Choisis ta ressource en fonction de ton objectif.
Retrouve les fiches synthétiques classées par UE, mais aussi les fiches de pathologies, médicaments, normes biologiques et anatomie-physiologie.
Voir les fiches →Utilise les cartes mentales et les schémas pour retrouver les informations importantes sous une autre forme.
Carte mentale dispo sur chaque fiche →Teste-toi avec les quiz proposés à la suite de nombreuses fiches de cours.
Faire des quiz →Travaille à partir de sujets réellement proposés en IFSI grâce aux annales disponibles sur le site.
Voir les annales →Entraîne-toi avec des exercices pour appliquer les calculs à des situations concrètes.
M’entraîner →Utilise les flashcards pour te poser des questions et essayer de retrouver la réponse sans regarder ton cours.
Découvrir les flashcards →Fiches IDE continue aussi de s’enrichir au fil de l’année. Si une ressource n’existe pas encore sur le sujet que tu recherches, n’hésite pas à revenir régulièrement voir les nouveautés.
Il n’existe pas une seule bonne façon de réussir ses études infirmières. Certains étudiants auront besoin de beaucoup écrire, d’autres de se tester. Certains travailleront mieux seuls, d’autres apprécieront les révisions en groupe. Et ta propre façon de travailler évoluera probablement au fil des semestres.
Alors pour cette nouvelle année, ne cherche pas à tout prévoir ni à mettre en place une organisation parfaite dès la première semaine. Commence simplement, observe ce qui fonctionne pour toi et ajuste au fur et à mesure.
Tu vas apprendre des centaines de nouvelles choses, rencontrer des professionnels et des patients, découvrir des services, réussir certaines choses du premier coup et devoir en recommencer d’autres.
Et c’est aussi ça, être en formation.
Tu n’as pas besoin de tout prévoir. Commence avec l’essentiel et ajuste ensuite.
Ta méthode de travail doit te correspondre. Teste, garde ce qui t’aide et laisse tomber le reste.
Comprendre compte autant que mémoriser. Cherche progressivement à faire des liens entre tes connaissances.
Tu es là pour apprendre. En cours comme en stage, tu as le droit de ne pas encore savoir.
Garde une vie en dehors de l’IFSI. Trois années de formation se construisent aussi dans la durée.
Et surtout : regarde le chemin parcouru autant que celui qu’il te reste à faire.
Organisation, méthodes de travail, révisions, stages, portfolio, vie étudiante… plusieurs des sujets abordés dans cet article sont développés beaucoup plus en détail dans mon livre IFSI mode d’emploi.
Nous avons rassemblé nos conseils, des outils pratiques et tout ce qu'on aurait aimé avoir sous la main pour nous accompagner pendant nos études infirmières.
Découvrir IFSI mode d’emploi →