2021 ESC Guidelines for the diagnosis and treatment of acute and chronic heart failure sur escardio.org
AHA – 2022 guidelines for the management of heart failure
Oedème du poumon sur msdmanuals.com
Prise en charge moderne de l’oedème aigu pulmonaire cardiotonique, 2022, Muller, Bobbia
Mis à jour le 13/08/2026
L’œdème aigu du poumon (OAP) correspond à une accumulation brutale de liquide dans l’interstitium puis dans les alvéoles pulmonaires. Cette accumulation altère les échanges gazeux et peut entraîner une insuffisance respiratoire aiguë.
On distingue principalement :
Dans l’OAP cardiogénique :
L’accumulation de liquide entraîne :
L’OAP peut ainsi évoluer rapidement vers une détresse respiratoire aiguë.
L’OAP cardiogénique survient souvent chez un patient présentant une cardiopathie préexistante, à l’occasion d’un facteur déclenchant.
La recherche du facteur déclenchant est essentielle afin de mettre en place un traitement adapté.
L’installation est généralement rapide, parfois brutale.
Des signes d’insuffisance cardiaque peuvent être associés :
Le diagnostic repose sur le contexte clinique, l’examen du patient et les examens complémentaires.
Il recherche notamment :
Il recherche notamment :
Elle peut mettre en évidence :
Selon le contexte :
Les BNP et NT-proBNP contribuent notamment à orienter le diagnostic d’insuffisance cardiaque devant une dyspnée aiguë.
Particulièrement utile en présence d’une détresse respiratoire, elle permet d’évaluer :
Elle permet notamment d’évaluer :
L’échographie pulmonaire peut également mettre rapidement en évidence des signes de congestion pulmonaire.
L’évaluation doit être immédiate et régulièrement répétée.
Une hypotension associée à un OAP est particulièrement préoccupante, car elle peut témoigner d’une défaillance circulatoire sévère.
Devant une dyspnée aiguë, plusieurs diagnostics doivent être évoqués :
L’OAP est une urgence thérapeutique. La prise en charge associe le traitement de la détresse respiratoire, de la congestion et du facteur déclenchant.
L’oxygène n’est pas systématique en l’absence d’hypoxémie.
Il est administré en cas d’hypoxémie, avec adaptation du dispositif et du débit à l’état clinique et à la SpO₂.
La ventilation non invasive (VNI), notamment la CPAP, peut être mise en place précocement en cas de détresse respiratoire.
Elle permet notamment :
Une intubation et une ventilation mécanique invasive peuvent être nécessaires en cas d’échec du traitement, d’épuisement respiratoire, d’insuffisance respiratoire sévère ou d’altération importante de la conscience.
Exemple : furosémide.
Ils sont administrés par voie IV lorsqu’il existe des signes de congestion ou de surcharge hydrosodée.
Ils augmentent l’élimination rénale de sodium et d’eau et participent ainsi à la diminution de la congestion.
Ils entraînent une vasodilatation et permettent de diminuer les pressions de remplissage cardiaque.
Ils peuvent notamment être utilisés dans certaines situations :
Ils nécessitent une surveillance étroite de la pression artérielle et sont contre-indiqués en cas d’hypotension.
Ils ne sont pas systématiques.
Ils peuvent être nécessaires en cas de choc cardiogénique ou d’hypoperfusion sévère, dans un environnement permettant une surveillance intensive.
Il est indispensable :
Les antibiotiques ne sont indiqués qu’en présence d’une infection bactérienne suspectée ou documentée.
Sous traitement adapté, l’amélioration respiratoire peut être rapide.
Le pronostic dépend notamment :
Après stabilisation, la prise en charge de la cardiopathie et la prévention d’une nouvelle décompensation sont essentielles.
Surveiller régulièrement :
Sous diurétiques :
Sous dérivés nitrés :
Sous VNI :
Participer à l’éducation du patient concernant :