Comprendre les facteurs de risque, les signes cliniques, le diagnostic, les traitements et la prise en charge du mélanome.
Le mélanome est une tumeur maligne développée à partir des mélanocytes, cellules responsables de la production de mélanine.
Il se développe principalement au niveau de la peau, mais peut plus rarement atteindre d’autres localisations contenant des mélanocytes, notamment les muqueuses ou l’œil.
Le mélanome cutané peut apparaître :
On distingue notamment :
Le mélanome résulte de la transformation maligne d’un mélanocyte sous l’effet d’altérations génétiques favorisant une prolifération cellulaire incontrôlée.
Les rayonnements ultraviolets (UV) jouent un rôle majeur dans la survenue de ces altérations, en particulier lors d’expositions intermittentes et intenses.
L’évolution peut comporter deux phases :
Plus la tumeur pénètre profondément dans la peau, plus le risque de dissémination augmente.
Les cellules tumorales peuvent ensuite atteindre :
Deux caractéristiques de la tumeur jouent ensuite un rôle important dans l’évaluation du mélanome et l’orientation de sa prise en charge :
Le mélanome peut se manifester par :
D’autres manifestations peuvent apparaître :
Les mélanomes ne sont pas toujours fortement pigmentés et certaines formes peuvent être achromiques.
Le médecin réalise :
Il dépend des caractéristiques du mélanome et de son stade.
Il peut comprendre :
Ces examens ne sont donc pas systématiques pour tous les mélanomes.
Le pronostic dépend principalement des caractéristiques de la tumeur primitive et de son extension.
L'indice de Breslow correspond à l'épaisseur maximale du mélanome mesurée en millimètres lors de l'examen anatomopathologique.
Plus l'indice de Breslow est élevé, plus le risque de récidive et de métastases augmente.
La présence d'une ulcération de la tumeur constitue également un facteur pronostique défavorable.
La recherche du ganglion sentinelle peut être proposée dans certaines situations.
Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique susceptible de recevoir les cellules tumorales provenant de la tumeur.
Son analyse contribue essentiellement à la stadification et à l’évaluation pronostique du mélanome.
Principaux :
Le diagnostic différentiel peut être particulièrement difficile devant un mélanome achromique, qui contient peu ou pas de pigmentation visible.
Le traitement dépend du stade du mélanome, de ses caractéristiques anatomopathologiques et, dans les formes avancées, de certaines caractéristiques moléculaires.
La chirurgie constitue le traitement de référence des mélanomes localisés.
Après confirmation anatomopathologique, une reprise d’exérèse est généralement réalisée autour de la cicatrice initiale afin d’obtenir une marge de sécurité.
La largeur de cette marge dépend notamment de l’indice de Breslow.
La technique du ganglion sentinelle peut être proposée selon les caractéristiques du mélanome.
Un curage ganglionnaire peut être indiqué dans certaines situations d’atteinte ganglionnaire macroscopique, mais il n’est pas réalisé systématiquement.
Dans certaines situations, notamment pour les mélanomes à risque élevé de récidive ou avancés, des traitements systémiques peuvent être proposés. Ils reposent principalement sur l’immunothérapie et les thérapies ciblées.
Les immunothérapies stimulent ou restaurent la capacité du système immunitaire à reconnaître et détruire les cellules tumorales.
Les anti-PD-1, notamment :
occupent une place importante dans le traitement de certains mélanomes à risque élevé de récidive ou avancés.
Chez les patients dont la tumeur présente certaines mutations de BRAF, une association :
peut être utilisée.
Elle bloque certaines voies de signalisation impliquées dans la prolifération des cellules tumorales.
Peut être utilisée dans certaines situations :
La chimiothérapie conventionnelle occupe aujourd’hui une place beaucoup plus limitée, compte tenu du développement de l’immunothérapie et des thérapies ciblées.
L’évolution dépend principalement :
Un mélanome diagnostiqué précocement et encore localisé présente généralement un très bon pronostic. À l’inverse, le pronostic s’altère lorsque l’épaisseur tumorale et le stade augmentent.
Les métastases peuvent notamment atteindre :
Les nouvelles stratégies thérapeutiques, notamment l’immunothérapie et les thérapies ciblées, ont profondément modifié la prise en charge des formes avancées.
Une surveillance régulière est nécessaire après le traitement en raison du risque de récidive et de survenue d’un nouveau mélanome.
Surveiller :
Les immunothérapies peuvent provoquer des effets indésirables immunologiques, liés à une activation excessive du système immunitaire.
Ils peuvent notamment toucher :
L’apparition d’un symptôme nouveau ou inhabituel doit être signalée rapidement, y compris lorsqu’il survient à distance de l’administration du traitement.
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